Il existe, de la part d’un petit nombre d’individus qui se disent sensés et rationnels, une vision du débat si tordue que seule la version officielle des faits peut faire l’objet d’un débat, le reste étant considéré à priori comme inutile et faux. Et ne vous avisez surtout pas de les contredire! Sinon vous vous ramasseriez avec une des attaques suivantes :
… quand vous ne croyez pas la version officielle des faits, vous n’êtes plus simplement en désaccord, vous devenez immédiatement un anti-Étasunien primaire (bien sur primaire fait référence à primitif, sous doué, crétin, etc., etc., etc.). C’est la version canadienne de l’accusation d’antipatriotisme.
… si vous parlez, ne serai-ce qu’indirectement de socialisme ou si vous en louez certains de ses aspects, vous êtes immédiatement un communiste et vous vivez dans le passé (comme s’il n’existait rien d’autre que le capitalisme et Milton Friedman).
… si vous doutez de l’existence d’Al-Qaeda ou si vous trouvez que sa présence est un peu trop opportune à votre goût, vous fraternisez certainement avec l’ennemi et la responsabilité de tous les morts pèse sur vos épaules.
… les médias disent toujours la vérité. Même quand ils mentent. Idem pour toute figure d’autorité. Quand Bush ment, Bush dit vrai quand même. Et gare à vous si vous n’y croyez pas! Vous passeriez pour un traître à la nation ou un perdu. Car il n’y a qu’une seule vérité et vous ne l’avez surement pas.
… si vous êtes pour la paix alors vous êtes un imbécile! La seule manière de faire la paix, c’est de faire la guerre. Oubliez le reste. L’empathie et le respect des autres ça encourage le terrorisme! Vaut mieux attaquer que d’être attaqués : C’est par la guerre qu’on trouve la paix, entre pays ou entre citoyens. George Orwell serait fier.
… au nom de la liberté d’expression et des soldats de Valcartier, il n’est pas permis d’exprimer son désaccord avec cette boucherie afghane et irakienne. C’est en bombardant ces pays qu’on leur inculque la démocratie, la vraie, la pure. Ces pays ne peuvent pas décider plus que vous ce qui est vrai et bon. Car il n’y a qu’une seule vérité et vous ne l’avez surement pas.
… jamais on ne croira à aucune de vos théories, car vous n’avez aucune crédibilité. Et on ne donne de crédibilité qu’aux gens qui disent des choses dans lesquelles on croit!
En conséquence, engager le débat avec des gens pareils est une activité hautement futile. Mais dans le cadre d’un forum public, ne pas le faire donne l’impression que ce petit groupe a raison et que personne ne le conteste. On ne peut certes pas changer le monde, mais on peut agir localement! Tenez-vous bien les adeptes de la conspiration débarquent, que cela plaise ou non!
Réaction à un article incendiaire de Richard Hétu
mercredi 26 septembre 2007
Un débat unijambiste
Libellés : 11 septembre, capitalisme, Celeri, conspiration, George Orwell, guerre, paix, socialisme, Terrorisme
dimanche 16 septembre 2007
C'est de la faute aux barbus
Si vous êtes fatigués de vous dire que le gouvernement invente des terroristes pour garder la population sur le bout des orteils et que vous avez une heure ou deux devant vous pour regarder un documentaire intéressant, asseyez-vous et regardez :)
C'est une récapitulation, en soi ce que vous savez déjà, mais c'est bien fait et c'est fort intéressant.
Et n'oubliez pas, s'il arrive de la merde quelque part dans le monde c'est sûrement à cause des barbus. C'est scientifiquement prouvé.
Libellés : 11 septembre, barbus, Celeri, documentaire, Terrorisme
Nous n’avons pas besoin d’un partenariat nucléaire
Lettre envoyée au Devoir mais non publiée (allez savoir!)
Mardi dernier, Le Devoir m’apprenait que le gouvernement Harper, non satisfait d’aller en guerre, de se moquer de Kyoto et d’encourager la pollution excessive causée par les sables bitumineux, songeait à devenir porte-parole de l’industrie nucléaire canadienne à travers le monde. Que ceux qui préfèrent polluer disent « Aye! »
Une telle volonté exige donc quelques questions pour notre premier ministre.
Sachant qu’un réacteur nucléaire produit du plutonium nécessaire à la création de bombes H et présumant que vous avez raison à propos du terrorisme, êtes-vous le genre de premier ministre à vendre un tel réacteur sans exigence si cela était conditionnel à une bonne entente avec un pays non aligné? « Aye! »
Sachant que les déchets issus d’une telle entreprise sont radioactifs pendant des milliers d’années et qu’ils pollueront mortellement partout où ils seront stockés, êtes-vous le genre de premier ministre à accepter d’en cacher un peu partout sous le tapis de chaque Canadien, pourvu qu’on n’en trouve pas chez vous ou dans votre circonscription? « Aye! »
Après avoir vu Three Mile Island et Tchernobyl, nous savons que de mauvaises conditions au mauvais moment peuvent causer, malgré toutes les précautions, un terrible accident. Et il n’y a que le gouvernement qui puisse encaisser un tel coup, car les conséquences et les frais d’un tel accident nucléaire sont effroyables. Êtes-vous le genre de premier ministre à jouer la roulette russe de l’énergie nucléaire en portant chaque Canadienne et Canadien garants en cas de catastrophe? « Aye! »
Sachant que l’accident de Tchernobyl a ruiné la Russie et tué par irradiation des milliers de soldats et de civils dédiés à leur patrie (chiffre à titre officieux; dans les faits, on ne les compte plus…), êtes-vous le genre de premier ministre à considérer que la mort de soldats ou de civils à la suite d’un accident nucléaire sont un mal nécessaire pour assurer une économie forte et qu’un tel gouffre financier ne pourrait se reproduire ici? « Aye! »
Sachant que le Canada est censé être un pays porteur de paix et de justice sociale et que le plutonium issu des réacteurs est contraire à cet esprit, êtes-vous le genre de premier ministre à considérer qu’une bonne affaire vaut mieux qu’un principe moral embrassé par la grande majorité des Canadiens? « Aye! »
Franchement, le Canada entier trouve inconcevable qu’avec les ressources que nous avons, le gouvernement Harper s’entête à faire des choix énergétiques aussi douteux. Vous dites « Aye! » à tous les vendeurs de pollution et de mort qui cognent à votre porte, mais vous manquez de respect et vous dites « Nay! » à cette majorité qui désapprouve de vos choix. Dites « Aye » au Partenariat mondial pour l'énergie nucléaire (PMEN) et il ne manquera que le perroquet et la jambe de bois pour savoir quels intérêts vous défendez vraiment.
Au plaisir de cocher ailleurs (à nouveau) lors de prochaines élections,
Louis Horvath
Libellés : Harper, Kyoto, nucléaire, politique, Terrorisme
lundi 20 août 2007
La fable du baloney et de l'humus
Comment VRAIMENT combattre le terrorisme en trois étapes:
1. S'assurer que tout le monde a un toit
2. S'assurer que tout le monde a de quoi manger
3. S'assurer que chaque individu a son petit coin à lui, sa petite vie privée et que personne ne vienne le traiter de fanatique parce qu'il ne croit pas la même chose que nous (i.e.: la PAIX).
Si vous y pensez un peu vous verrez bien que si on ne fait pas les trois on risque de répandre le feu plus que de l’éteindre.
Mais il faut croire que c'est mauditement difficile à comprendre!
Surtout le point #3. On est donc ben plus fins que les autres, tellement plus fins qu'on s'en va exporter notre "finesse" chez le voisin. C’est une chose de lui montrer sa nouvelle tondeuse. C’en est une autre de le juger et de l’humilier parce qu’il n’en a pas une.
Ce n’est pourtant pas si difficile; si nos soldats se font tirer dessus par les Afghans ce n’est pas parce qu’ils aident à nourrir et à (re)construire. C’est parce qu’ils arrivent là avec leurs gros sabots et jugent les Afghans comme des arriérés : Ils ne croient pas au même dieu et n’ont pas la même conception de la société que nous, en fait ils ne sont pas du tout comme nous! (quelle révélation!)
« Mange ton sandwiche au baloney pis ferme-là, mon espèce de fanatique religieux». Comme si nous n’étions pas des fanatiques nous-mêmes avec nos histoires de marché économique. Comme si les autres étaient bien plus racistes que nous.
La question qui se pose alors est la suivante : puisque nous ne sommes pas vraiment intéressés à combattre le terrorisme sans poser de jugement et que certains ne combattent ni la faim ou le manque de logis non plus, pourquoi sommes-nous allés là? Il semble d’ailleurs peu probable qu’on ne sache pas déjà tout ça, ce qui rend toute cette « opération » d’autant plus suspecte.
La guerre au terrorisme, dans ce cas, n’est guère plus qu’une excuse facile.
Allez Youssef, pour faire changement passe-moi donc le baloney, j’te refile l’humus.
En réplique à un article de Anne-Marie Lortie de LaPresse
Libellés : Afghanistan, Amitié, Celeri, guerre, Terrorisme
vendredi 3 août 2007
La commodité du terrorisme
Et si… tout ce terrorisme n’était que mensonge, au même titre que les armes de destruction massives, la complicité bidon de l’Iraq et d’Al-Qaeda, le faux achat d’uranium de Saddam au Niger et tout le reste?
Beaucoup refuseront cette idée pourtant pas si bouleversante. Nous avons voté, nous avons fait des concessions, nous avons choisi des politiciens pour lutter contre le terrorisme. Or avec le temps on découvre que beaucoup d’entre eux mentent pour accommoder leur réputation et excusent ceux qui ont été condamnés parce qu’ils ont menti pour eux. Ayant ainsi brûlé leur crédibilité, il leur reste encore la peur pour cimenter aveuglément un peuple à son gouvernement…
Une peur que le terrorisme entretient particulièrement bien. Le problème, bien sûr, c’est que le chat finit toujours par sortir du sac. Le 11 septembre devient de plus en plus suspect avec le temps qui passe, tout comme l’attentat du métro de Londres. On arrête « de justesse » un paquet d’autres attentats… qu’on finit par oublier, soit par le bâillon légal ou par manque de preuves. Et bien sûr les vidéos compromettantes d’Oussama, qui deviennent peu crédibles quand on considère les déguisements bidon de ses figurants. Des vidéos qui tombent pourtant curieusement à point pour garder ou relancer la psychose terroriste. Et n’oublions pas ce niveau d’alerte terroriste, basé sur des ouï-dire qui sont eux-mêmes classés secret d’État… (vive la transparence!)
Maintenant, considérez tous ces politiciens par lesquels la guerre et le terrorisme sont passés dans nos vies. Ces politiciens qui sautent de scandale en scandale, qui trichent, mentent, déforment les propos de leurs adversaires et ne se souviennent plus (i.e. : Dick Cheney en particulier). Ça ne vous gêne pas vous, de donner des chèques en blanc que pour découvrir, révélation, après révélation, qu’on vous a remplis comme de vulgaires urnes?
Avouez-le. Le terrorisme n’est qu’une autre poignée dans votre dos, un abcès difficile à crever.
Pourquoi aduler les Obama et les Clinton de ce monde qui cassent cyniquement du terrorisme sur votre dos pour se faire élire alors qu’on peut choisir de ne pas croire à leurs balivernes?
Voilà la question.
En réplique à l'article de Richard Hétu dans Cyberpresse:
http://blogues.cyberpresse.ca/hetu/?p=70412474
Libellés : 11 septembre, Celeri, mensonge, Terrorisme
lundi 16 juillet 2007
Un Québec déchiré
Tout comme mon père, qui craignait de manquer de tout parce qu’il avait vécu la deuxième guerre mondiale proche du front, je crois que les québécois d’aujourd’hui sont marqués par leur histoire et leur conditionnement.
En un premier temps on ne peut pas démentir ce profond tiraillement qui existe entre le socialisme (image de la famille québécoise) et le capitalisme (image de l’individu qui réussit). Non seulement nous sommes fondamentalement méfiants de l’argent (et avec raison) mais nous avons été conditionnés à l’idée que l’état au service du citoyen était un rêve impossible, voire déraisonnable. Nous sommes pris au piège entre un néolibéralisme délirant et un retour en arrière de la collectivité, un refus de l’idée du bien-être collectif. Pas le genre de situation qui donne la paix d’esprit.
D’autre part, les québécois sont perpétuellement transportés par le tsunami des grandes crises. Crise des commandites, crise économique (le déficit ça vous dit quelque chose), crise de la mondialisation, crise identitaire, crise d’urticaire … on ne finit pas une crise qu’on arrive dans une autre. Et le tout va en accélérant. Le Québec se vend, s’exporte, se détériore quotidiennement sous nos yeux pendant qu’on travaille de plus en plus fort pour éviter que ça arrive. Le Québec n’a pas eu une bonne nuit de sommeil depuis longtemps.
Tout comme nos voisins sont tenus en haleine par la peur (phantasme?) du terrorisme, les québécois sont tenus en laisse parce qu’ils ont peur de s’affirmer. Entre les ténors de l’économie qui considèrent avec dérision tout ce qui n’émane pas du veau d’or et les grands manitous qui dénoncent l’état providence comme un mythe, il ne reste pas beaucoup de place pour crécher.
Il reste, en fait, juste assez de place pour un petit pain et des petits achats de misère, une ceinture fléchée et une plume dans l’cul comme dirait Falardeau.
Pas de surprise alors si les québécois dépensent n’importe comment; coincés entre les idéologies et les grands discours, ils consomment comme des poules promises à l’abattoir. Amen.
Libellés : capitalisme, Celeri, Falardeau, néo-libéralisme, Québec, socialisme, Terrorisme
lundi 9 juillet 2007
Vous y croyez, vous?
Vous y croyez, vous, au terrorisme? Moi mon problème c’est que je ne crois plus aux politiciens. C’est par eux qu’on sait qu’Osama était l’auteur du 11 septembre et qu’il se trouvait en Afghanistan, par eux qu’on est entrés comme des voleurs en Iraq. Par eux qu’on a tous cru aux armes de destruction massive. Et c’est bien sur par eux que la marchandise terroriste est vendue.
Suffit d’un George Bush bien peigné pour que la planète tremble. Les terroristes sont parmi nous! Où? On ne peut pas vous le dire …
C’est aussi par eux qu’on mise tout sur le remboursement de la dette, pendant qu’on se paye des sous-marins et une guerre en Afghanistan. Et par eux qu’on a le libre échange qui n’a été surtout prospère que pour un petit nombre. Par eux qu’on doit sauver l’environnement … sans demander d’effort à la grande entreprise (non mais, il faut rester compétitif!). Et bien sur par eux que passent les scandales, pour lesquels ils n’y sont pour rien (il va sans dire).
Ah oui, c’est aussi par eux que nos forêts sont coupées à blanc par l’entreprise privée mais replantées avec l’argent public. C’est ce que j’appelle un véritable partenariat PPP. C’est également par eux qu’on aimerait faire la même chose avec l’éducation et la santé. Pilate s’en laverait les mains!
Alors quand on me demande si je crois au terrorisme, je hausse les épaules. Depuis les sommets économiques Seattle, Québec et de Davos, nos élus font dans leur pantalon; la population de la terre en a marre de se faire monter des bateaux et de se ramasser avec la facture. Le terrorisme tombe donc à point – sous prétexte qu’on a vu rôder le loup dans la clairière, revendiquer et protéger nos droits devient un péché innommable.
Moi je l’ai vu le loup et il m’a juré qu’il n’avait rien à voir avec les scandales et m'a demandé de voter pour lui.
Libellés : Celeri, coupe à blanc, politique, PPP, scandale, sommet économique, Terrorisme
samedi 30 juin 2007
Les transformateurs à l’heure de la soupe primaire
Réplique à un article de Tristan Péloquin: Réflexion profonde à propos des Transformers
C'est sur que je pédale contre le vent.
Mais j'évite de donner à mon fils des jouets qui impliquent la guerre. Et je n’irai pas cautionner le concept en allant voir le film.
Pas de problème avec un fusil ou même une épée, mais pas intéressé de voir mon fils tripper sur des armes qui ont tué et tuent encore des enfants comme lui.
Dans ce même ordre d'idée, la série ‘transformateur’ représente que trop bien la mentalité épaisse et belliqueuse de nos voisins - tout se règle à coup de canon. Elle représente aussi leur phantasme ultime: l’existence d’un mal absolu contre lequel nous devrions tous nous braquer pour régler tous nos problèmes. Plus primitif que ça, tu te … transforme en amibe de labo.
Rajoutons à ça la mauvaise habitude de mélanger la réalité et la fiction, question de faire plus vendeur. Même les adultes ont de la difficulté à s’y retrouver alors imaginez les enfants!!! Par exemple, le terrorisme, vrai ou faux? Ben souvent je me le demande!
Tout comme une alimentation saine et équilibrée est importante, l'exposition à des idées constructives et réalistes fait des enfants plus intelligents et moins serviles quand ils sont vieux. Et à ce titre les transformateurs sont pour moi du junk food.
Libellés : Celeri, cinéma, guerre, Terrorisme
mardi 5 juin 2007
Élire le délire tirelire dindon
Je suis sur que les psychiatres ont un nom pour le délire de nos voisins, qui parlent comme si l'attentat contre JFK avait vraiment eu lieu.
Et maintenant c’est contre Google Earth qu’ils en ont …
Quel incroyable risque de sécurité que ce programme!
Panique panique! Barrez vos portes! Ne parlez plus à personne sauf à votre boss!
Ne faites plus confiance à vos enfants, on ne sait jamais … vous savez ces jeux vidéos avec des bonhommes moustachus? Et surtout ne parlez pas aux dangereux barbus! Bon on va laisser aller l’alerte contre les femmes à barbes pour l'instant.
En conséquence voici une liste des choses à proscrire, pour votre sécurité :
Pas de courrier électronique - les terroristes peuvent s'en écrire.
Pas de téléphone - les terroristes peuvent s'appeler.
Surtout pas de cellulaire - les terroristes peuvent s'appeler sur la route
Pas d'auto, de moto, de train ou de moyen de locomotion - les terroristes s'en servent pour aller poser des bombes
Pas de marche de santé – il paraît qu’il y a des terroristes partout
Pas de lecture subversive – y’en a qui en sont devenus en lisant les « mauvaises choses »
Pas de changement de religion – la seule bonne est celle qui est reconnue par notre gouvernement
Pas de condom - les terroristes peuvent se reproduire
Pas d’ustensiles – c’est pourtant évident
Pas de porno - on apprend de source sure que le sexe force les terroristes à se bander les yeux lors qu'ils posent des bombes
Et surtout attention à tous ceux qui vous disent le monde est plein de conspiration – il n’y a que votre gouvernement et les spécialistes qu’il assigne qui peuvent vous dire la vérité.
Maintenant retournez dans votre bunker, nous vous enverrons des machines à coudre pour que vous puissiez continuer à être productifs malgré l’adversité.
Longue vie au roi Bush premier!
Libellés : Celeri, connerie, conspiration, JFK, Terrorisme
dimanche 3 juin 2007
Sauté de terrorisme aux oignons doux, vol.1
Je dois vous le dire tout de suite avant que vous ne lisiez le reste; quand les grand médias et les autorités gouvernementales étasuniennes me disent quelque chose, j'assume à priori que ce n'est pas strictement vrai. Ainsi avec cette dernière tentative de terrorisme aux États-Unis, j’ai encore l’impression d’une grande mise en scène.
Mon raisonnement découle d’une simple observation. Une observation qui nécessite un peu de mise en situation :
Imaginez-vous que vous êtes, par exemple, Iraquien. Depuis le début de la guerre du golfe, presqu’un million et demi de vos frères (et sœurs) citoyens sont morts de la guerre ou de ses conséquences. Une grande partie des victimes sont des enfants, qui n’ont pas pu être traités à cause de l’embargo. Un de ces enfants est peut-être le vôtre. Vous êtes probablement jeune – la plupart des vieux sont morts ou ont fui. On imagine que moyennant un peu de croyances religieuses, beaucoup de pauvreté, pas assez d’éducation et la faim que vous seriez prêts à n’importe quoi. Même servir de bombe humaine.
Alors il est logique que vous attaquiez tout ce qui est étasunien et qui bouge, non? Eh bien semblerait que non. Après des années et des années de politique externe des Etats-Unis absolument barbare, les Iraquiens abdiquent. La grande majorité se venge dans les paroles et les pensées mais ne fait rien sur le terrain. Les Iraquiens qui ont pris racine dans le pays de l’oncle Sam rouspètent un peu, sans plus.
Là-bas comme ici, la grande majorité préfère la paix à la guerre, même si cela leur en coûte beaucoup. La vengeance est étouffée, éventée par des principe sociaux simples et universels. Et puis c’est bien moins compliqué de tourner la page que de persister et obtenir justice.
Bien sur il y en a qui sont prêts à tout faire sauter. Je l’accorde. Mais quand vient le temps de dire la vérité, nos voisins sont passés maîtres dans l’art de l’éviter. Que ce soit des armes de destruction massive, des histoires de collaborateurs avec Al-Quaeda, des ventes d’armes en cachette à des pays pourtant ennemis, on a toujours droit à d’incroyables fabrications.
Laisser mijoter dans un bain de mensonges à feu doux, remuer jusqu’à ce que ce soit suffisamment grillé. Et puis sablez le champagne …
Libellés : Celeri, désinformation, états-unis, guerre, médias, Terrorisme