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samedi 9 août 2008

Si jeunes et si déconnectés

Un seul mot me vient à l'esprit. Déconnecté. Ces jeunes libéraux depuis longtemps me font sursauter avec leurs recommandations ridicules et leur arrogance BCBG. On sent dans leur discours le petit air loyaliste, vendu à l'institut Fraser. On les sent accroc aux théories de feu Milton Friedman, prêts à grimper l'échelon du pouvoir à n'importe quel prix. Prêts à jouer au loup, au diable la dentelle, pour impressionner les vieux croulants qui jouent du violon avec brio pour garder leur poste.

Leur dernier cri est d'ailleurs clair: « Jetons les enfants en pâture aux bêtes sauvages! ». Ces pseudo-experts aimeraient démanteler (ils diraient remodeler) le système éducatif et faire de nos jeunes enfants de parfaits bilingues. Oubliez le fait que les jeunes n'arrivent plus à écrire ou même parler un français convenable, il faut plier devant le veau d'or et immoler cette génération aux théories des lucides. Travailler plus, gagner moins! Dans cette spirale moderne, rien n'est sacré, même pas la prunelle de nos yeux.

Mais ce n'est pas tout! L'éducation, domaine élitiste s'il en est, ne doit plus être disponible aux manants qui prônent des bêtises incompatibles aux théories économiques de l'heure. C'est pourquoi il faut tripler les frais de scolarité! Voilà qui nettoiera la racaille (au Karcher, merci!) qui vient du bas de la côte avec ses idées d'égaliser le Québec pour les Québécois!

Il règne, depuis quelques temps, une odeur de fascisme dans l'air. C'est une trappe à souris politique, un relent radical où on récolte le vote des déçus en leur faisant miroiter un monde parfait sous un régiment économique serré. Un monde si « performant » que tout ce qui ne rapporte pas (au privé, on s'entend) est immédiatement scalpé. Et comme d'habitude, bien que nous soyons présentés comme de grands vainqueurs, personne ne sait au juste à qui cela rapporte. Moi je ne marche pas plus depuis longtemps – non seulement la carotte au bout de la branche est moisie mais je sais qu'elle me sera retirée au moment jugé opportun. Et je m'étonne qu'il n'y a pas plus de gens qui voient cette belle jeunesse libérale déconnectée en train de sortir sa chemise brune de la boule à mite – elle a l'air de déconner mais quand on regarde de plus près, elle est très, très sérieuse. Méchante relève de malades!

Voter plus, espérer moins! Voilà où se trouve la vraie lucidité. Le reste n'est que déconnexion.

lundi 12 novembre 2007

Dubuc et les crises d'urticaire

Dubuc m'a toujours causé de terribles crises d'urticaire. Et en plus de m’être profondément antipathique, il vient aujourd'hui de me piquer une idée que je considère depuis fort longtemps. L’idée que tout le débat politique commence, depuis le début des années 80, au centre, plutôt que de s’étaler sur toute la largeur du spectre politique.

Fini le temps où le citoyen demandait justice et égalité. Aujourd’hui il demande simplement d’en avoir assez pour remplir sa gamelle. L’idée d’en demander plus lui est insupportable.

Toute demande sociale, toute demande qui coûterait à la nouvelle économie, est impensable. Elle se trouve dans le no man’s land politique, bien à gauche du centre. Rares sont les politiciens qui désirent s’y aventurer. Tous préfèrent le vert pâturage de l’allégresse économique : on chante les vertus d’un gouvernement qui gouverne moins dans le domaine des affaires, promettant des retombées pour tout citoyen qui s’aligne. Mais ce que le gouvernement perd à la grande entreprise il récupère chez le citoyen. Avec ou sans son consentement.

Le système est d’ailleurs ainsi fait qu’aujourd’hui on ne doute plus de la validité de couper dans la santé et l’éducation, même si cela risque de mettre en péril les générations futures. Tous les partis qui se succèdent finissent tous par blâmer le parti précédent pour d’horribles trous dans l’économie, forçant ainsi un reniement immédiat des promesses électorales et l’adoption de mesures d’austérité pour le citoyen. Et tout le monde semble trouver ces mesures complètement légitimes.

Pendant ce temps, le PQ, ayant migré dans le vert pâturage de l’économie à tout crin, devient soudainement fort mal à l’aise avec la souveraineté, ce projet de société qui relève du no man’s land politique actuel. Même sans l’aide des médias, les citoyens ont appris que la souveraineté est une demande excessive, une demande que la nouvelle économie ne peut tolérer. Et ils évitent le no man’s land politique comme la peste. Vaut mieux la sécurité d’un gouvernement qui répète les mêmes promesses de prospérité ad nauseam, même s’il pue la corruption.

Donc Dubuc a raison. Le PQ est à droite. Et il se sabre lui-même dans ce territoire. La souveraineté a toujours été un projet social, un projet pour le grand nombre avant tout. Et ce projet ne peut jamais voir le jour dans de telles conditions. Et cela, Dubuc et Gesca le savent. Et ils célèbrent quotidiennement l’absence de tout projet social significatif au Québec. Et ils célèbrent cette moitié de ciel politique qui joue toujours en leur faveur.

Article publié sur le site de Un homme en colère.

jeudi 20 septembre 2007

Pourquoi creuser?

Je ne sais pas si ce documentaire dit la vérité, mais si c'est le cas on est rendu fou raide. Imaginez-vous, c'est bien trop difficile de creuser des trous pour aller chercher le charbon. En Pensylvanie on a trouvé un bien meilleur truc - s'agit de détruire les montagnes et de ramasser le charbon qui se trouve dedans ... et on fait quoi avec les déchets, on détruit un autre écosystème en faisant une montagne à côté(rien de moins).

Un comportement toxique que ne semble pas causer de problèmes de conscience pour les politiciens locaux ...

5 épisodes, en anglais









dimanche 16 septembre 2007

Nous n’avons pas besoin d’un partenariat nucléaire

Lettre envoyée au Devoir mais non publiée (allez savoir!)

Mardi dernier, Le Devoir m’apprenait que le gouvernement Harper, non satisfait d’aller en guerre, de se moquer de Kyoto et d’encourager la pollution excessive causée par les sables bitumineux, songeait à devenir porte-parole de l’industrie nucléaire canadienne à travers le monde. Que ceux qui préfèrent polluer disent « Aye! »

Une telle volonté exige donc quelques questions pour notre premier ministre.

Sachant qu’un réacteur nucléaire produit du plutonium nécessaire à la création de bombes H et présumant que vous avez raison à propos du terrorisme, êtes-vous le genre de premier ministre à vendre un tel réacteur sans exigence si cela était conditionnel à une bonne entente avec un pays non aligné? « Aye! »

Sachant que les déchets issus d’une telle entreprise sont radioactifs pendant des milliers d’années et qu’ils pollueront mortellement partout où ils seront stockés, êtes-vous le genre de premier ministre à accepter d’en cacher un peu partout sous le tapis de chaque Canadien, pourvu qu’on n’en trouve pas chez vous ou dans votre circonscription? « Aye! »

Après avoir vu Three Mile Island et Tchernobyl, nous savons que de mauvaises conditions au mauvais moment peuvent causer, malgré toutes les précautions, un terrible accident. Et il n’y a que le gouvernement qui puisse encaisser un tel coup, car les conséquences et les frais d’un tel accident nucléaire sont effroyables. Êtes-vous le genre de premier ministre à jouer la roulette russe de l’énergie nucléaire en portant chaque Canadienne et Canadien garants en cas de catastrophe? « Aye! »

Sachant que l’accident de Tchernobyl a ruiné la Russie et tué par irradiation des milliers de soldats et de civils dédiés à leur patrie (chiffre à titre officieux; dans les faits, on ne les compte plus…), êtes-vous le genre de premier ministre à considérer que la mort de soldats ou de civils à la suite d’un accident nucléaire sont un mal nécessaire pour assurer une économie forte et qu’un tel gouffre financier ne pourrait se reproduire ici? « Aye! »

Sachant que le Canada est censé être un pays porteur de paix et de justice sociale et que le plutonium issu des réacteurs est contraire à cet esprit, êtes-vous le genre de premier ministre à considérer qu’une bonne affaire vaut mieux qu’un principe moral embrassé par la grande majorité des Canadiens? « Aye! »

Franchement, le Canada entier trouve inconcevable qu’avec les ressources que nous avons, le gouvernement Harper s’entête à faire des choix énergétiques aussi douteux. Vous dites « Aye! » à tous les vendeurs de pollution et de mort qui cognent à votre porte, mais vous manquez de respect et vous dites « Nay! » à cette majorité qui désapprouve de vos choix. Dites « Aye » au Partenariat mondial pour l'énergie nucléaire (PMEN) et il ne manquera que le perroquet et la jambe de bois pour savoir quels intérêts vous défendez vraiment.

Au plaisir de cocher ailleurs (à nouveau) lors de prochaines élections,
Louis Horvath

lundi 9 juillet 2007

Vous y croyez, vous?

Vous y croyez, vous, au terrorisme? Moi mon problème c’est que je ne crois plus aux politiciens. C’est par eux qu’on sait qu’Osama était l’auteur du 11 septembre et qu’il se trouvait en Afghanistan, par eux qu’on est entrés comme des voleurs en Iraq. Par eux qu’on a tous cru aux armes de destruction massive. Et c’est bien sur par eux que la marchandise terroriste est vendue.

Suffit d’un George Bush bien peigné pour que la planète tremble. Les terroristes sont parmi nous! ? On ne peut pas vous le dire …

C’est aussi par eux qu’on mise tout sur le remboursement de la dette, pendant qu’on se paye des sous-marins et une guerre en Afghanistan. Et par eux qu’on a le libre échange qui n’a été surtout prospère que pour un petit nombre. Par eux qu’on doit sauver l’environnement … sans demander d’effort à la grande entreprise (non mais, il faut rester compétitif!). Et bien sur par eux que passent les scandales, pour lesquels ils n’y sont pour rien (il va sans dire).

Ah oui, c’est aussi par eux que nos forêts sont coupées à blanc par l’entreprise privée mais replantées avec l’argent public. C’est ce que j’appelle un véritable partenariat PPP. C’est également par eux qu’on aimerait faire la même chose avec l’éducation et la santé. Pilate s’en laverait les mains!

Alors quand on me demande si je crois au terrorisme, je hausse les épaules. Depuis les sommets économiques Seattle, Québec et de Davos, nos élus font dans leur pantalon; la population de la terre en a marre de se faire monter des bateaux et de se ramasser avec la facture. Le terrorisme tombe donc à point – sous prétexte qu’on a vu rôder le loup dans la clairière, revendiquer et protéger nos droits devient un péché innommable.

Moi je l’ai vu le loup et il m’a juré qu’il n’avait rien à voir avec les scandales et m'a demandé de voter pour lui.

vendredi 29 juin 2007

Tel père, tel fils, version CIA

Tous ceux qui défendaient les vertus des États-Unis hier en ont eu une en plein dans les dents. En effet, la publication des joyaux de famille de la CIA (documents secrets détaillant nombre de comportements scandaleux et illégaux de la CIA pendant ses 25 premières années d’existence) rend la tâche presqu’impossible à quiconque voudrait les défendre.

Pas qu’il soit nécessaire ou logique de le faire. Mais enfin.

La question qui se pose naturellement alors est simple. Si la CIA était une agence incroyablement brutale pendant les années 70, qu’est-elle aujourd’hui? Un service de garderie? Bien sur, les détracteurs de ce document et la CIA elle-même s’empressent de nous dire que ces documents ont été libérés pour prouver que la CIA a changé, qu’elle n’est plus la même. Qu’elle lave plus blanc, quoi.

Hum… je ne crois rien de cette affirmation.

Au contraire, nous savons – et nous avons les faits pour le prouver – que la CIA et beaucoup d’autres agences telles le FBI et la NSA sont encore et toujours du côté « noir » de la loi. Que penser de Guantanamo, du transport de suspects dans des bases outre-mer pour « questionnement » et du cas de Maher Arar, qui a fait couler beaucoup d’encre? Il faut en penser qu’une fois le chemin facile emprunté, il devient de plus en plus dur de se redresser. Et n’ayant vu aucun méa culpa de la part de ces agences, il est clair que toutes ces promesses de redressement ne sont que poudre aux yeux.

Enfin. Tout ceci ne m’empêchera pas de goûter à cette victoire. Les étasuniens ont à leur tête des organisations viles et corrompues. À tous les jours la preuve nous en est faite. Et aujourd’hui cette preuve est écrite, en noir sur blanc. C’est donc à elles de s’excuser publiquement s’il existe un véritable désir de changement. Personnellement, je choisis de ne pas retenir mon souffle mais allez-y à cœur joie si ça vous chante …

mardi 26 juin 2007

Liberté au bout d’un photo-radar

En réplique à un article de Patrick Lagacé: La fin du carnage routier?

Je ne partage pas votre enthousiasme monsieur Lagacé. Au contraire, je ne vois qu’un politicien en manque d’attention qui se fait du capital politique sur les victimes de la route. Et il vous roule royalement en vous proposant une solution de pacotille, qui n’a d’intérêt que le fait qu’elle soit très payante.

Très payante premièrement parce que le photo-radar ne considère aucune circonstance atténuante, et parce qu’elle sert aussi à enlever les policiers de la route. Ce qui finit par nuire à la sécurité, qui était le point de départ de cette croisade.

Mais ce n’est pas tout. Ce n’est pas pour rien que nos élus tentent de nous faire accepter les photo-radars sur nos routes. Car en bordure de cette solution « magique » se trouve des effets secondaires « utiles » pour un état policier : difficiles à contester, les contraventions envoyées par le photo-radar arrivent plusieurs jours après l’infraction, ce qui nous nuit dans l’établissement d’une défense convenable. Un photo-radar n’a aucun problème à envoyer une nouvelle contravention à la même personne 5, 10, 15 jours de suite et ne vous donne pas la chance d’amender votre comportement, ce qui est vachement payant. Le photo-radar peut également servir, comme c’est le cas en Angleterre, à évaluer le trajet des automobilistes à leur insu. Ah merci, on a vraiment besoin de ça.

Et puis un photo-radar c’est con. Si vous dépassez – et il faut aller plus vite que la limite de vitesse pour dépasser, non? - il s’en balance. C’était à vous de dépasser ailleurs. La limite c’est la limite. Si vous dépassez d’un poil, vous êtes coupable. Et pour que le tout soit rentable, ce poil sera assorti d’une amende administrative. Les coiffeurs feront fortune.

Mais le pire dans tout ça c’est l’impact dévastateur du photo-radar sur le plaisir de conduire. Pour une poignée d’imbéciles, vous êtes absolument d’accord pour transformer la conduite automobile en enfer; sans cesse préoccupés par les trappes radar cachées, nous regarderons notre vitesse plus que la route, nous conduirons stressés et nous deviendrons les champions du monde de la mort par tachymètre.

Rendre la route plus sécuritaire? Absolument. Mais un gros « F » au crétin que décide de le faire en punissant le bon automobiliste qui ne cause pas d’accidents. Oui en rétrospective on y reconnait la signature immanquable de Charest, qui tente de nous faire à croire qu’il pense aux citoyens alors qu’il n’en a que pour l’économie.

jeudi 14 juin 2007

Un beau film gratos?

Tiens tiens,

Pour le plaisir de vos yeux et de vos oreilles, vous pouvez écouter gratuitement The Corporation sur Youtube. Et la qualité est plus que suffisante pour comprendre ce qui se passe :)

Ne venez pas me dire alors que je ne vous ai jamais rien donné ehehehehe

Notez pour voir le film complet qui s'enchaîne, s'agit de cliquer sur ce lien. Sortez le popcorn! Et bien sur pour ceux qui aimeraient le regarder plus tard, il y a toujours YouTubeX ...

lundi 4 juin 2007

Tiens tiens, besoin d'argent?

Monsieur Poutine, gracieuseté de l'ex-sauce à Hot Chicken URSS est bin fâché par les temps qui courrent --> Poutine agite le spectre d'une nouvelle guerre froide

Depuis sa sortie rutilante contre l'impérialisme étasunien, on sent un discours plus transparent et moins "euphémisé" mais sachant que Poutine a toujours eu les orteils dans les services secrets on ne sait plus ... sur quel pied dancer.

Moi tout ce que je sais c'est que c'est une super excuse pour l'OPEC et tous les autres vieux (et moins vieux) crasseux pour augmenter le prix du pétrole (tout le reste suit, bien sur) ... c'est tu épouvantable, tout d'un coup qu'il mettait le doigt sur le piton rouge! Bien sur qu'il ne le fera pas. À qui la russie vendrait-elle son beau pétrole si jamais elle tuait ses clients? Et puis avec ce genre de piton la seule manière d'appuyer dessus à moitié c'est de dire qu'on a les moyens de le faire ...