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samedi 30 juin 2007

Les transformateurs à l’heure de la soupe primaire

Réplique à un article de Tristan Péloquin: Réflexion profonde à propos des Transformers

C'est sur que je pédale contre le vent.
Mais j'évite de donner à mon fils des jouets qui impliquent la guerre. Et je n’irai pas cautionner le concept en allant voir le film.

Pas de problème avec un fusil ou même une épée, mais pas intéressé de voir mon fils tripper sur des armes qui ont tué et tuent encore des enfants comme lui.

Dans ce même ordre d'idée, la série ‘transformateur’ représente que trop bien la mentalité épaisse et belliqueuse de nos voisins - tout se règle à coup de canon. Elle représente aussi leur phantasme ultime: l’existence d’un mal absolu contre lequel nous devrions tous nous braquer pour régler tous nos problèmes. Plus primitif que ça, tu te … transforme en amibe de labo.

Rajoutons à ça la mauvaise habitude de mélanger la réalité et la fiction, question de faire plus vendeur. Même les adultes ont de la difficulté à s’y retrouver alors imaginez les enfants!!! Par exemple, le terrorisme, vrai ou faux? Ben souvent je me le demande!

Tout comme une alimentation saine et équilibrée est importante, l'exposition à des idées constructives et réalistes fait des enfants plus intelligents et moins serviles quand ils sont vieux. Et à ce titre les transformateurs sont pour moi du junk food.

lundi 18 juin 2007

Hypothétiquement criant de vérité

Je ne sais pas si je devrais vous dire ça, mais à part le fait que je suis complètement cassé et que je suis un maniaque de documentaires, j’ai récemment mis la main sur le dernier long métrage d’un certain étasunien qui fait de l’embonpoint. Mon problème c’est que ce film ne sort officiellement que le 29 juin, alors je prie le bon Dieu pour que ce soit une stratégie de marketing. De toutes manières je vais surement aller stationner mes fesses au cinéma. Quand même. Et vous aussi je l’espère.

Ceci dit, j’ai regardé ce documentaire - « Ben malade » (traduction libre de ma part) – avec un grain de scepticisme, car des choses assez méchantes ont été dites à propos de notre ami le gros récemment. Comme le fait qu’il enjolive ses histoires pour les rendre plus commercialisables. Mais il ne faut pas oublier : c’est un étasunien, et transformer les histoires en spectacle n’est pas juste une pratique courante, c’est une nécessité! La compétition est féroce; les navets où on chante les vertus du peuple qui sauve le monde ont déjà commencé à inonder le marché.

Heureusement, « Ben malade » réussit là où Farenheit 911 louche – l’histoire est plus humaine que jamais et les incongruités encore plus percutantes. Sans vendre la mèche, nos voisins sont là à se dire patriotiques, priant ne jamais tomber malade, pendant que le sapin médical leur est passé. Sous prétexte que tout ce qui est privé est nécessairement mieux, on laisse donc l’entreprise privée s’enfuir avec l’oseille. Même Enron a l’air d’une offense mineure dans de pareilles circonstances.

Pendant ce temps, « Ben malade » répète l’ouverture d’esprit, l’admission qu’il se fait mieux ailleurs. Une grande bouffée d’air frais de la part de Hollywood si jamais il y en a eue! Et l’auteur de « Ben malade » réitère dans son optimisme légendaire, sa conviction que nos voisins peuvent se sortir de la merde s’ils se mettent ensemble. Ce que je leur souhaite.

Mais ce qui me fascine le plus dans ce film – à part les histoires d’horreur pathétiques qui en découlent – c’est l’inévitable réflexion qu’il nous impose. Imaginez-vous, des gens qui traversent la frontière parce que notre système de santé est meilleur! C’est quelque chose. C’est encore plus étonnant quand on considère que depuis des années on nous sert l’idée que c’est trop cher et qu’on devrait faire comme nos voisins!

Vraiment choquant! Et n’oublions pas non plus que depuis quelques années, les lobby ont commencé à prendre toute la place. Nous sentons d’ailleurs leur pression et celle de beaucoup de joueurs dans le domaine de la santé au Québec et au Canada; privatisez, tout sera plus efficace et moins cher pour le contribuable!

Si on se fie aux résultats obtenus chez l’oncle Sam, je crois qu’il est sage d’assumer qu’on n’a pas de leçons à recevoir sur ce sujet. Et que bien sur, il est payant d’être informé au lieu de se faire passer un sapin … médical.

vendredi 8 juin 2007

Cogito, argot, Shrek.

Réplique à Putain de doublage de merde!
http://blogue.branchez-vous.com/archives/2007/06/putain_de_doubl.html

J'ai lu toutes les répliques avant d'écrire ... ouf!
Bon avant tout, l'ADQ est, au même titre que tous les autres partis, opportuniste. Dans le cas de la traduction locale des films étasuniens, qui s'y opposerait? À part les frôncais c'est-à-dire? Ben voilà. On ne peut pas se dire contre la vertu.

La traduction de Shrek III, pour sa part est médiocre à souhait; même la bande annonce nous écorche les oreilles avec de l'argot et des mots anglais mal prononcés. Si bien que je n'ai aucune idée de ce dont quoi parle l'âne lorsqu’il regarde les ongles d'orteil de Shrek ... "tu devrais investir dans un QUOI?". Ce n’est plus de l’argot, c’est du baragouinage ... de la part de ceux qui nous disent d’aller prendre des cours de diction! Ou serait-ce un autre de ces anglicismes épouvantables noté par Félix (l'original) (voir conversation)?

Mais je suis sur qu'il y a mieux qui nous attend quand le DVD sortira. Gageons que nous aurons le même bain de sang qu'avec le coffret de la première saison des Simpsons: Une série pourtant traduite au Québec ... vendue avec la version française de frônce ... tout simplement pas écoutable. Je veux dire difficile de faire pire. À ce point.

Ou encore nous aurons (et n'en déplaise à Nathalie (voir conversation)), des sous titres qui ne correspondent pas du tout ni à la version française et parfois même pas à l'histoire (faut le faire!). À ce point qu’on se demande pourquoi ne pas simplement arrêter de traduire! (chose qu’espèrent probablement les Georges reLucas de ce monde).

Et puis finalement dans le domaine de l’ingérence de l’état, Katou a raison (voir conversation); le gouvernement doit forcer la main de Hollywood. Ce qu’elle ne sait pas c’est que ça s’est déjà passé ici : il y a de ça quelques années, Louise Beaudoin a forcé les grands à traduire ou à ficher le camp. À l’époque, seuls les films casse-bloque (ahahahah) étaient traduits. Si tu ne parlais pas français … « Just too bad ». Je me souviens, Paramount avait pété une horible crise en retirant TOUS ses produits du Québec … jusqu’au moment où elle s’est rendue compte qu’on faisait plus d’argent en traduisant (faut croire qu’il y a du monde borné partout!)
http://www.dvdenfrancais.com/dvd_archives/index_editorial_template.php?key=13

Profitez-en, pour une fois que je suis d’accord avec Mario et ses suggestion. Il reste à voir si cela se traduira en un geste concret une fois rendu à Québec!