Dubuc m'a toujours causé de terribles crises d'urticaire. Et en plus de m’être profondément antipathique, il vient aujourd'hui de me piquer une idée que je considère depuis fort longtemps. L’idée que tout le débat politique commence, depuis le début des années 80, au centre, plutôt que de s’étaler sur toute la largeur du spectre politique.
Fini le temps où le citoyen demandait justice et égalité. Aujourd’hui il demande simplement d’en avoir assez pour remplir sa gamelle. L’idée d’en demander plus lui est insupportable.
Toute demande sociale, toute demande qui coûterait à la nouvelle économie, est impensable. Elle se trouve dans le no man’s land politique, bien à gauche du centre. Rares sont les politiciens qui désirent s’y aventurer. Tous préfèrent le vert pâturage de l’allégresse économique : on chante les vertus d’un gouvernement qui gouverne moins dans le domaine des affaires, promettant des retombées pour tout citoyen qui s’aligne. Mais ce que le gouvernement perd à la grande entreprise il récupère chez le citoyen. Avec ou sans son consentement.
Le système est d’ailleurs ainsi fait qu’aujourd’hui on ne doute plus de la validité de couper dans la santé et l’éducation, même si cela risque de mettre en péril les générations futures. Tous les partis qui se succèdent finissent tous par blâmer le parti précédent pour d’horribles trous dans l’économie, forçant ainsi un reniement immédiat des promesses électorales et l’adoption de mesures d’austérité pour le citoyen. Et tout le monde semble trouver ces mesures complètement légitimes.
Pendant ce temps, le PQ, ayant migré dans le vert pâturage de l’économie à tout crin, devient soudainement fort mal à l’aise avec la souveraineté, ce projet de société qui relève du no man’s land politique actuel. Même sans l’aide des médias, les citoyens ont appris que la souveraineté est une demande excessive, une demande que la nouvelle économie ne peut tolérer. Et ils évitent le no man’s land politique comme la peste. Vaut mieux la sécurité d’un gouvernement qui répète les mêmes promesses de prospérité ad nauseam, même s’il pue la corruption.
Donc Dubuc a raison. Le PQ est à droite. Et il se sabre lui-même dans ce territoire. La souveraineté a toujours été un projet social, un projet pour le grand nombre avant tout. Et ce projet ne peut jamais voir le jour dans de telles conditions. Et cela, Dubuc et Gesca le savent. Et ils célèbrent quotidiennement l’absence de tout projet social significatif au Québec. Et ils célèbrent cette moitié de ciel politique qui joue toujours en leur faveur.
Article publié sur le site de Un homme en colère.
lundi 12 novembre 2007
Dubuc et les crises d'urticaire
dimanche 11 novembre 2007
Le délire de l’économiste
En réplique à un article dans le Journal de Montréal: Délire kafkaïen
Ce n’est rien de personnel mais … manifestement, vous prenez le prix Nobel comme un signe venu du ciel, une indication claire que tout récipiendaire est nécessairement de bonne foi. Ainsi, dans votre article « Délire Kafkaïen », vous citez Milton Friedman et ses théories (néolibérales) sur l’état et son prétendu problème avec la gestion du bien du peuple.
Mais ce que vous négligez de mentionner à votre lectorat, c’est le fait que les Chicago Boys - c'est-à-dire l’équipe de Milton Friedman - sont plus que partiellement responsables des cafouillis économiques, politiques et civiques au Chile (et je suis gentil). En fait, il n’y a qu’à mentionner que Friedman était un fervent admirateur d’Augusto Pinochet et qu’il a longtemps prôné l’idée qu’une dictature faisait bon ménage avec les principes du capitalisme pour qu’on sache ce qu’il pense de ceux qui font vraiment avancer l’économie (…).
Ah mais bien sur monsieur a un prix Nobel! Ceci est censé donner à monsieur une auréole de saint dévoué à la cause humaine, d’individu complètement désintéressé par le gain personnel. Je n’ai jamais vu le portefeuille de monsieur Friedman mais je reste convaincu qu’il l’a laissé bien garni. Qui plus est, un prix Nobel est plus un don politique qu’il est une véritable indication du mérite de la personne. À noter Al Gore, qui ayant voté toute sa vie pour des propositions polluantes, déchire sa chemise, fait un film et soudainement le voilà un vert intégral. C’est pourtant un politicien rompu au mensonge et à l’obfuscation, en plus d’être un bon acteur. N’oublions pas non plus le cas de Madeleine Albright, qui peu de temps après avoir dit qu’elle n’hésiterait pas à réimposer l’embargo Irakien malgré les 500,000 enfants décédés (noter : aucune demande de destitution!!!), s’est vue nominée pour un prix Nobel, qu’elle n’a pas – à mon grand soulagement – gagné. Finalement, ne taisons pas la véritable nature de ce prix; Alfred Nobel, fatigué d’avoir l’invention du TNT sur sa conscience, a voulu se racheter en se frottant aux plus grandes lumières de la civilisation, question de donner l’impression qu’il a participé lui aussi à cette élévation. Un précurseur du « spin » moderne, quoi (et le fait que ce prix fasse partie de sa dernière volonté ne fait que rendre l’histoire encore plus sordide).
D’autre part, dans la mesure où cela concerne l’article, le problème de l’état n’est pas que la fameuse agence routière ait ou non raison d’être ou qu’elle soit ou non efficace. Le problème est bien plus fondamental. Quel est l’objectif de l’état? C’est de gérer les choses que le citoyen ne peut gérer lui-même. En d’autres mots, l’état doit être une sorte d’ange gardien, de protecteur du citoyen. Or quel rôle se donne l’état depuis 30 ans? Il est devenu meneur de claques du développement économique et défenseur de son image publique. En d’autres mots, un gouvernement qui sombre de plus en plus, à chaque jour, dans l’extrême droite. La preuve, depuis 1980 on n’en finit plus de couper dans la santé et l’éducation, peu importe le parti et les promesses électorales. Et quel rôle la grande entreprise voudrait-elle que le gouvernement épouse (dixit Milton Friedman)? Un état qui se tasse sur la bande quand la grande entreprise passe, même si cela veut dire laisser le citoyen à lui-même. Pas très édifiant. Et l’argumentation de Friedman pour justifier sa position est dans le meilleur des cas risible et fausse. Si on suit le raisonnement jusqu’au bout, il n’y a que les États-Unis qui représentent le meilleur modèle. Tout le reste serait voué à l’échec. Un autre bel exemple d’« étasunocentrisme » si jamais il y en eu.
Il en résulte donc un retour à la loi de la jungle, une loi à laquelle vous souscrivez quand vous prenez pour les idées de Friedman. Une loi que nous devrions embrasser sans réfléchir, même si aux États-Unis elle a généré le pire des bourbiers sociaux (et ce n’est pas fini!).
Moi pour ma part je pense que le citoyen vaut mieux que la grande entreprise. Il vaut mieux qu’une économie dynamique et forte. Il vaut mieux que ce néolibéralisme qui fait mouiller les élites (pas les plus intelligents, mais bien sur les plus riches).
Que vaut-il alors? Il vaut un bon gouvernement empreint de discernement, un gouvernement qui ne prend pas position pour une partie ou une autre mais qui se met entre les deux et tente de faire profiter la grande entreprise d’une main d’œuvre qualifiée et qui tente de faire profiter le citoyen de la richesse qu’il génère. Un gouvernement qui, manifestement, ne fait ni l’affaire de Milton Friedman ou des « néolibéraleux » parmi nous. Ils sont bien trop contents avec les gouvernements fantoches que l’on a présentement.
Sans rancune,
Obi Wan Celeri
Homme de la vraie gauche et libre-penseur.
Libellés : Al Gore, Celeri, Chile, Dictature, économie, Irak, Madeleine Albright, Milton Friedman, Néolibéralisme, Pinochet, Prix Nobel, Spin
Quand on accuse les clients
En réplique à un article du Trait D'union:
"Sommes-nous réellement vert ?"
Je ne sais pas pour le reste des lecteurs du Trait D’union mais j’en ai raz-le-ponpon des mensonges de l’industrie automobile. À part l’exception, chaque année apporte son lot d’autos qui n’ont pas changé ou si peu, qui consomment autant, qui ont la même durée de vie, qui demandent le même entretien mécanique. Cent ans que le moteur à explosion existe. Cent ans et il n’y a eu aucun changement fondamental – nous brûlons toujours le même bitume et nous polluons toujours avec le même acharnement.
Et pourtant quand on demande à cette industrie ce qu’il est advenu des voitures électriques, des voitures à l’eau, de toutes les découvertes révolutionnaires qui devraient déjà faire partie de notre quotidien, on se défile, on déparle, on accuse les clients.
Car c’est bien ça que vous faites (et je cite) : « c’est la puissance qui vend ». En d’autres mots, vous aimeriez bien révolutionner l’industrie mais le client ne le voudrait pas. Il y a un seul problème avec votre affirmation. Il n’y a pas d’auto révolutionnaire dans le présentoir des concessionnaires, pas de vraie alternative! Il n’y a que des véhicules hybrides minables qui consomment à peine moins que leurs consœurs à pétrole. Des véhicules hybrides qui coûtent plus cher que toutes les économies qu’on pourrait faire sur l’essence. En conclusion, les clients achètent ce qu’il y a et l’industrie annonce publiquement que c’est un signe clair que le client ne veut rien d’autre que le moteur à explosion!
Or quand on démontre que cette industrie a menti, elle commence soudainement à annoncer que l’auto électrique est un phantasme, que ça ne marchera pas, que ce ne sera jamais aussi bon… etc. etc. Or voilà un autre mensonge qui ne tient pas la route. Quand en 1998 GM dévoile la EV1 (dans le silence le plus absolu), elle met sur la route une Saturn électrique qui performe exactement comme une automobile ordinaire. Il n’y a qu’à la brancher le soir. Et aujourd’hui avec la technologie moderne, une voiture comme la Tesla Roadster ou la Silence (produit Québécois!) battent beaucoup de voitures racées (comme les Ferrari et les Porsche), et ces véhicules peuvent être produits en série et vendus à prix raisonnable. Pourquoi faut-il que ce soit des indépendants, sans grande ressource, qui montrent aux grands manufacturiers que l’auto électrique est possible? Voilà la question à 1000$.
Alors pourquoi ne pas dire honnêtement que l’industrie automobile est un dinosaure et qu’elle ne veut pas évoluer? Pourquoi ne pas dénoncer le peu de changement annuels, la stagnation, le manque évident de volonté? Pourquoi ne pas pourfendre cette industrie, qui produit aujourd’hui des véhicules qui consomment autant de pétrole que la vieille Ford Model T? Pourquoi en cent ans ne peut-on pas faire mieux alors que l’informatique, la santé et la totalité de toutes les autres disciplines humaines ont fait des bonds stellaires?
Ah oui c’est clair. À défaut d’être honnête, on blâme le client.
http://www.sonyclassics.com/whokilledtheelectriccar/
http://www.youtube.com/watch?v=nNAktLeDhbE
http://www.youtube.com/watch?v=lcs662uA7zY
http://www.youtube.com/watch?v=Vt1AdfgcNiQ
Libellés : auto électrique, automobile, Celeri, industrie
mercredi 26 septembre 2007
Un débat unijambiste
Il existe, de la part d’un petit nombre d’individus qui se disent sensés et rationnels, une vision du débat si tordue que seule la version officielle des faits peut faire l’objet d’un débat, le reste étant considéré à priori comme inutile et faux. Et ne vous avisez surtout pas de les contredire! Sinon vous vous ramasseriez avec une des attaques suivantes :
… quand vous ne croyez pas la version officielle des faits, vous n’êtes plus simplement en désaccord, vous devenez immédiatement un anti-Étasunien primaire (bien sur primaire fait référence à primitif, sous doué, crétin, etc., etc., etc.). C’est la version canadienne de l’accusation d’antipatriotisme.
… si vous parlez, ne serai-ce qu’indirectement de socialisme ou si vous en louez certains de ses aspects, vous êtes immédiatement un communiste et vous vivez dans le passé (comme s’il n’existait rien d’autre que le capitalisme et Milton Friedman).
… si vous doutez de l’existence d’Al-Qaeda ou si vous trouvez que sa présence est un peu trop opportune à votre goût, vous fraternisez certainement avec l’ennemi et la responsabilité de tous les morts pèse sur vos épaules.
… les médias disent toujours la vérité. Même quand ils mentent. Idem pour toute figure d’autorité. Quand Bush ment, Bush dit vrai quand même. Et gare à vous si vous n’y croyez pas! Vous passeriez pour un traître à la nation ou un perdu. Car il n’y a qu’une seule vérité et vous ne l’avez surement pas.
… si vous êtes pour la paix alors vous êtes un imbécile! La seule manière de faire la paix, c’est de faire la guerre. Oubliez le reste. L’empathie et le respect des autres ça encourage le terrorisme! Vaut mieux attaquer que d’être attaqués : C’est par la guerre qu’on trouve la paix, entre pays ou entre citoyens. George Orwell serait fier.
… au nom de la liberté d’expression et des soldats de Valcartier, il n’est pas permis d’exprimer son désaccord avec cette boucherie afghane et irakienne. C’est en bombardant ces pays qu’on leur inculque la démocratie, la vraie, la pure. Ces pays ne peuvent pas décider plus que vous ce qui est vrai et bon. Car il n’y a qu’une seule vérité et vous ne l’avez surement pas.
… jamais on ne croira à aucune de vos théories, car vous n’avez aucune crédibilité. Et on ne donne de crédibilité qu’aux gens qui disent des choses dans lesquelles on croit!
En conséquence, engager le débat avec des gens pareils est une activité hautement futile. Mais dans le cadre d’un forum public, ne pas le faire donne l’impression que ce petit groupe a raison et que personne ne le conteste. On ne peut certes pas changer le monde, mais on peut agir localement! Tenez-vous bien les adeptes de la conspiration débarquent, que cela plaise ou non!
Réaction à un article incendiaire de Richard Hétu
Libellés : 11 septembre, capitalisme, Celeri, conspiration, George Orwell, guerre, paix, socialisme, Terrorisme
mardi 25 septembre 2007
Belle et pulpeuse Naomi Klein
Je ne dis pas « c'est rare », je dis « c'est merveilleux »
Imaginez-vous une femme qui est à la fois belle et brillante. Qui est à la fois intimidante et attirante. Vous avez envie de la marier, mais aussi d'être son esclave. Vous auriez Naomi Klein.
Hmmm... Naomi Klein habillée de cuir noir ;)
OK j'en mets beaucoup (et si ma conjointe lit ceci je suis mort!). Mais une chose est certaine, entendre Mme Klein ça fait toujours chaud au cœur. Il y a une teinte de sincérité et de naïveté qui rend le tout plus plaisant encore, comme dans le document suivant: The Shock Doctrine.
En anglais et d'une longueur d'environ 45 minutes, The Shock Doctrine explique comment le néolibéralisme profite depuis toujours des catastrophes pour se faire du capital économique. Et quand on y pense, elle a tout à fait raison. Bon film!
Libellés : Celeri, documentaire, Naomi Klein, néo-libéralisme, Youtube
jeudi 20 septembre 2007
Pourquoi creuser?
Je ne sais pas si ce documentaire dit la vérité, mais si c'est le cas on est rendu fou raide. Imaginez-vous, c'est bien trop difficile de creuser des trous pour aller chercher le charbon. En Pensylvanie on a trouvé un bien meilleur truc - s'agit de détruire les montagnes et de ramasser le charbon qui se trouve dedans ... et on fait quoi avec les déchets, on détruit un autre écosystème en faisant une montagne à côté(rien de moins).
Un comportement toxique que ne semble pas causer de problèmes de conscience pour les politiciens locaux ...
5 épisodes, en anglais
Libellés : Celeri, charbon, environnement, pensylvanie, politique
dimanche 16 septembre 2007
C'est de la faute aux barbus
Si vous êtes fatigués de vous dire que le gouvernement invente des terroristes pour garder la population sur le bout des orteils et que vous avez une heure ou deux devant vous pour regarder un documentaire intéressant, asseyez-vous et regardez :)
C'est une récapitulation, en soi ce que vous savez déjà, mais c'est bien fait et c'est fort intéressant.
Et n'oubliez pas, s'il arrive de la merde quelque part dans le monde c'est sûrement à cause des barbus. C'est scientifiquement prouvé.
Libellés : 11 septembre, barbus, Celeri, documentaire, Terrorisme
Nous n’avons pas besoin d’un partenariat nucléaire
Lettre envoyée au Devoir mais non publiée (allez savoir!)
Mardi dernier, Le Devoir m’apprenait que le gouvernement Harper, non satisfait d’aller en guerre, de se moquer de Kyoto et d’encourager la pollution excessive causée par les sables bitumineux, songeait à devenir porte-parole de l’industrie nucléaire canadienne à travers le monde. Que ceux qui préfèrent polluer disent « Aye! »
Une telle volonté exige donc quelques questions pour notre premier ministre.
Sachant qu’un réacteur nucléaire produit du plutonium nécessaire à la création de bombes H et présumant que vous avez raison à propos du terrorisme, êtes-vous le genre de premier ministre à vendre un tel réacteur sans exigence si cela était conditionnel à une bonne entente avec un pays non aligné? « Aye! »
Sachant que les déchets issus d’une telle entreprise sont radioactifs pendant des milliers d’années et qu’ils pollueront mortellement partout où ils seront stockés, êtes-vous le genre de premier ministre à accepter d’en cacher un peu partout sous le tapis de chaque Canadien, pourvu qu’on n’en trouve pas chez vous ou dans votre circonscription? « Aye! »
Après avoir vu Three Mile Island et Tchernobyl, nous savons que de mauvaises conditions au mauvais moment peuvent causer, malgré toutes les précautions, un terrible accident. Et il n’y a que le gouvernement qui puisse encaisser un tel coup, car les conséquences et les frais d’un tel accident nucléaire sont effroyables. Êtes-vous le genre de premier ministre à jouer la roulette russe de l’énergie nucléaire en portant chaque Canadienne et Canadien garants en cas de catastrophe? « Aye! »
Sachant que l’accident de Tchernobyl a ruiné la Russie et tué par irradiation des milliers de soldats et de civils dédiés à leur patrie (chiffre à titre officieux; dans les faits, on ne les compte plus…), êtes-vous le genre de premier ministre à considérer que la mort de soldats ou de civils à la suite d’un accident nucléaire sont un mal nécessaire pour assurer une économie forte et qu’un tel gouffre financier ne pourrait se reproduire ici? « Aye! »
Sachant que le Canada est censé être un pays porteur de paix et de justice sociale et que le plutonium issu des réacteurs est contraire à cet esprit, êtes-vous le genre de premier ministre à considérer qu’une bonne affaire vaut mieux qu’un principe moral embrassé par la grande majorité des Canadiens? « Aye! »
Franchement, le Canada entier trouve inconcevable qu’avec les ressources que nous avons, le gouvernement Harper s’entête à faire des choix énergétiques aussi douteux. Vous dites « Aye! » à tous les vendeurs de pollution et de mort qui cognent à votre porte, mais vous manquez de respect et vous dites « Nay! » à cette majorité qui désapprouve de vos choix. Dites « Aye » au Partenariat mondial pour l'énergie nucléaire (PMEN) et il ne manquera que le perroquet et la jambe de bois pour savoir quels intérêts vous défendez vraiment.
Au plaisir de cocher ailleurs (à nouveau) lors de prochaines élections,
Louis Horvath
Libellés : Harper, Kyoto, nucléaire, politique, Terrorisme
lundi 20 août 2007
La fable du baloney et de l'humus
Comment VRAIMENT combattre le terrorisme en trois étapes:
1. S'assurer que tout le monde a un toit
2. S'assurer que tout le monde a de quoi manger
3. S'assurer que chaque individu a son petit coin à lui, sa petite vie privée et que personne ne vienne le traiter de fanatique parce qu'il ne croit pas la même chose que nous (i.e.: la PAIX).
Si vous y pensez un peu vous verrez bien que si on ne fait pas les trois on risque de répandre le feu plus que de l’éteindre.
Mais il faut croire que c'est mauditement difficile à comprendre!
Surtout le point #3. On est donc ben plus fins que les autres, tellement plus fins qu'on s'en va exporter notre "finesse" chez le voisin. C’est une chose de lui montrer sa nouvelle tondeuse. C’en est une autre de le juger et de l’humilier parce qu’il n’en a pas une.
Ce n’est pourtant pas si difficile; si nos soldats se font tirer dessus par les Afghans ce n’est pas parce qu’ils aident à nourrir et à (re)construire. C’est parce qu’ils arrivent là avec leurs gros sabots et jugent les Afghans comme des arriérés : Ils ne croient pas au même dieu et n’ont pas la même conception de la société que nous, en fait ils ne sont pas du tout comme nous! (quelle révélation!)
« Mange ton sandwiche au baloney pis ferme-là, mon espèce de fanatique religieux». Comme si nous n’étions pas des fanatiques nous-mêmes avec nos histoires de marché économique. Comme si les autres étaient bien plus racistes que nous.
La question qui se pose alors est la suivante : puisque nous ne sommes pas vraiment intéressés à combattre le terrorisme sans poser de jugement et que certains ne combattent ni la faim ou le manque de logis non plus, pourquoi sommes-nous allés là? Il semble d’ailleurs peu probable qu’on ne sache pas déjà tout ça, ce qui rend toute cette « opération » d’autant plus suspecte.
La guerre au terrorisme, dans ce cas, n’est guère plus qu’une excuse facile.
Allez Youssef, pour faire changement passe-moi donc le baloney, j’te refile l’humus.
En réplique à un article de Anne-Marie Lortie de LaPresse
Libellés : Afghanistan, Amitié, Celeri, guerre, Terrorisme
vendredi 3 août 2007
La commodité du terrorisme
Et si… tout ce terrorisme n’était que mensonge, au même titre que les armes de destruction massives, la complicité bidon de l’Iraq et d’Al-Qaeda, le faux achat d’uranium de Saddam au Niger et tout le reste?
Beaucoup refuseront cette idée pourtant pas si bouleversante. Nous avons voté, nous avons fait des concessions, nous avons choisi des politiciens pour lutter contre le terrorisme. Or avec le temps on découvre que beaucoup d’entre eux mentent pour accommoder leur réputation et excusent ceux qui ont été condamnés parce qu’ils ont menti pour eux. Ayant ainsi brûlé leur crédibilité, il leur reste encore la peur pour cimenter aveuglément un peuple à son gouvernement…
Une peur que le terrorisme entretient particulièrement bien. Le problème, bien sûr, c’est que le chat finit toujours par sortir du sac. Le 11 septembre devient de plus en plus suspect avec le temps qui passe, tout comme l’attentat du métro de Londres. On arrête « de justesse » un paquet d’autres attentats… qu’on finit par oublier, soit par le bâillon légal ou par manque de preuves. Et bien sûr les vidéos compromettantes d’Oussama, qui deviennent peu crédibles quand on considère les déguisements bidon de ses figurants. Des vidéos qui tombent pourtant curieusement à point pour garder ou relancer la psychose terroriste. Et n’oublions pas ce niveau d’alerte terroriste, basé sur des ouï-dire qui sont eux-mêmes classés secret d’État… (vive la transparence!)
Maintenant, considérez tous ces politiciens par lesquels la guerre et le terrorisme sont passés dans nos vies. Ces politiciens qui sautent de scandale en scandale, qui trichent, mentent, déforment les propos de leurs adversaires et ne se souviennent plus (i.e. : Dick Cheney en particulier). Ça ne vous gêne pas vous, de donner des chèques en blanc que pour découvrir, révélation, après révélation, qu’on vous a remplis comme de vulgaires urnes?
Avouez-le. Le terrorisme n’est qu’une autre poignée dans votre dos, un abcès difficile à crever.
Pourquoi aduler les Obama et les Clinton de ce monde qui cassent cyniquement du terrorisme sur votre dos pour se faire élire alors qu’on peut choisir de ne pas croire à leurs balivernes?
Voilà la question.
En réplique à l'article de Richard Hétu dans Cyberpresse:
http://blogues.cyberpresse.ca/hetu/?p=70412474
Libellés : 11 septembre, Celeri, mensonge, Terrorisme
lundi 30 juillet 2007
La bagnole fait le moine
Éric Lefrançois débattait la semaine dernière sur l’annonce que 43% des répondants québécois achèteraient un véhicule chinois s'il était moins que 10,000$. Ah, vive les sondages à la tire – la plupart du temps ils ont autant de valeur qu’une promesse électorale … d'ailleurs ne vous faites pas d'illusions, ces sondages ne sont pas là pour déterminer l’opinion publique mais pour la mouler (pour ne pas dire mouiller).
[INFOPUB]
90% des répondants affirment que le savon Bichounette Plus Ultra Non ajouté de Concentré au fréon prismatique lave les bobettes de bob binette plus blanches qu’avant! Mais bob binette a-t-il déjà fait son propre lavage?
[/INFOPUB]
Maniant donc le canon à bille, voilà donc une réplique légumineuse à souhait :
Ce qu’il faut dire pour être honnête intellectuellement c’est que les grands manufacturiers n’écoutent pas les consommateurs.
Les Québécois sont intéressés à une auto qui ne coûte pas cher. Que produit GM? Des Hummer!
Le Québec est intéressé à une auto économe. Que produit Ford? Des autos qui consument plus d’essence au mile que la Ford Model T (qui a pourtant presque 100 ans!!!).
Et pourquoi pas une auto électrique? JAMAIS! Selon les grands, les gens n’en veulent pas. Ils n’en veulent pas? Comment peuvent-ils en vouloir si le produit n’est pas sur le marché?
Une industrie donc, qui carbure à ses propres phantasmes, qui se compte des bobbards et y croit. Si les chinois peuvent produire un véhicule qui réponde aux attentes des consommateurs, pourquoi pas? Ça ferait changement de nos grosses compagnies qui déménagent leurs pénates aussitôt qu’on arrête de les subventionner…
Libellés : automobile, Celeri, infopub, sondages
dimanche 29 juillet 2007
Journaliste sévèrement rossée
Ahhh, les joies de voir les médias passer pour les joyeux crétins qu'ils sont tous. Si vous aviez bien rigolé en voyant Michael Moore sermonner CNN, vous allez vous délecter de cet interview mettant en vedette une pauvre journaliste se faisant donner un cours d'histoire 101 par l'incroyable George Galloway ... (et même si ce clip date de septembre 2006 - l'invasion Israélienne du Liban, ça vous dit quelque chose? - c'est encore vachement bon!)
"Vous ne connaissez même pas le nom gens morts dans la bande de Gaza cette semaine mais vous savez le nom de tous les soldats qui ont été capturés par le Hezbollah". Touché :) La seule bonne nouvelle dans toute cette histoire c'est que même en angleterre les médias sont pourris. Alors l'amérique n'est pas toute seule avec ses journaux vendus et ses couvertures partielles et teintées de parti-pris!
P.S.: Cliquez sur ce lien pour voir un excellent débat sur la question Iraqienne sur la chaîne Sky
mercredi 25 juillet 2007
Une troublante coïncidence
J'ai eu l'occasion de visionner l'épisode pilote d'une série de télévision dérivée des "X Files" et qui se nomme "The Lone Gunmen". Pour les néophytes, cette série, qui n'a durée que 13 épisodes, met en vedette trois personnages secondaires de la série X Files. Trois gars un peu singuliers qui publient un journal servant à dénoncer les conspirations du gouvernement américain et des grandes entreprises.
Dans le premier épisode, donc, le gouvernement a comme projet de contrôler le pilote automatique d'un avion de passagers afin que ce dernier s'écrase en plein coeur de Manhattan, de façon à ce que le peuple croit à un attentat terroriste. Le but de la manoeuvre, bien sûr, vise à manipuler l'opinion publique. De plus, l'avion doit s'écraser où? Dans le World Trade Center! Mais ce qui m'a le plus étonné, c'est que l'émission a été diffusée le le 4 mars 2001! Soit six mois avant la petite collision que nous connaissons tous...
Petit détail anodin, oui, sûrement. J'ose espérer. Mais qu'un concepteur d'une émission dont le sujet principal traite de la conspiration du gouvernement américain ait pensé à ça, il aura fallu qu'il soit inspiré. Il y avait donc probablement, à l'époque, des idées (et des peurs) qui flottaient dans l'air. Ce qui veut dire que le gouvernement anticipait cet attentat. Depuis huit mois, à ce qu'il paraît. Ça, je ne vous l'apprends pas, les médias en ont parlé. Mais la limpidité de ce scénario, tel que décrit dans une simple émission de fiction télévisée, me trouble.
Je n'ai pas de réponse à cette interrogation, mais moi, qui ne suis pas trop un adepte des théories de la conspiration, commence tranquillement à penser que l'hypothèse de la dissimulation de renseignements importants par le gouvernement américain, et qui auraient pu servir à prévenir l'incident, n'est pas totalement à rejeter. À croire que l'administration de Georges W le voulait presque...
(voici un interview avec Dean Haglund qui en dit plus long sur les sources de la série "The Lone Gunmen" ...)
Libellés : 11 septembre, Bush, conspiration, Sire Galopin
L’inquisition et le clergé musical
Il se fait des choses pas très catholiques dans le domaine de la musique par les temps qui courent. Et pour une fois, ceci n’a rien à voir avec les musiciens imaginez-vous!
Des choses aussi curieuses que la Socan – missionnaire dans une terre peuplée de dangereux pirates infidèles – partant en croisade pour sauver l’âme des salons de coiffure en leur faisant racheter leurs péchés. À la pièce s’il le faut. Une croisade qui est surement sur le point de faire irruption dans nos chambres et nos salons, lieux de moult sacrilèges musicaux!
Ou encore la RIAA qui, non contente d’avoir l’appui de leur gouvernement pour entamer sa sainte inquisition, mène en cour mineurs, personnes âgées et morts, question de passer un message si important qu’il permet d’outrepasser toute barrière légale et toute catégorie d’âge. Maintenant il n’y a plus que le fisc qui fait dans la nécrophagie!
Ou la vente de baladeurs plus que jamais enchaînés pour combattre le terrorisme… euh, le piratage! Des baladeurs qui forcent le client à acheter sa musique dans une seule boutique et un seul format ou encore l’empêchent de partager ses fichiers alors que c’est le point de vente du produit. Il y a des industries au service de leur client … et il y en a qui ne le sont pas … Alléluia!
N’oublions pas non plus la sacro-sainte interprétation du mot « piratage », qui inclut aujourd’hui toute copie personnelle, usage privé ou usage didactique (scolaire), alors que le véritable pirate est celui qui vend des copies pour en faire un profit (quoiqu’en disent le lobby et les politiciens). En procédant ainsi, on tord sciemment les saintes écritures du droit d’auteur et on fait à croire au consommateur qu’il n’a pas de droits! Priez pour ceux qui ne savent pas lire entre les lignes, car ils hériteront (à crédit) de la terre … et loueront leur musique à perpète …
Bref une industrie complètement détraquée, qui passe son temps à sermonner sur le piratage alors que ce même piratage est une résultante de son incapacité à s’adapter, à répondre correctement aux demandes du marché. Ah, ces fameuses règles du marché, vaches sacrées de notre économie quand elles broutent « du bon bord » mais membres de la caste des intouchables et ignorées lorsqu’elles profitent aux démunis (ce qui est plutôt rare merci)! En conclusion, une autre industrie dans la longue liste de celles qui considèrent qu’accuser et blâmer leurs clients est une pratique d’affaire valable et honorable. Comme quoi il faut convaincre le petit peuple qu’il est coupable avant de lui proposer des manières de se faire « pardonner ». Les temps changent mais l’homme reste un loup pour l’homme!
Aller chez le coiffeur c’est comme aller à la confesse paraît-il. Vous cherchez le pardon? Faites-vous friser le chignon et donnez votre dernier quignon de pain à ce pauvre clergé musical, si maltraité par les temps qui courent. C’est si pathétique que j’ai tout simplement arrêté de participer à cette sainte inquisition.
Libellés : Celeri, clergé, industrie, inquisition, lobby, musique, règles du marché
lundi 23 juillet 2007
Autopsie d'une planète
Il y a de ça déjà presque 20 ans, le monde découvrait la fusion à froid, une invention qui tombait pile au bon moment car elle permettait aux grands pays de réduire leur dépendance au pétrole et devenir énergétiquement indépendants ... oh attendez un peu, il ne s'est rien passé de tel et aujourd'hui nous nous sommes enlisés dans le Moyen-Orient pour toutes les mauvaises raisons.
Autopsie d'une planète aux prises avec des humains riches et immatures ...
dimanche 22 juillet 2007
Miam miam
En attendant l'auto électrique... pourquoi ne pas déguster un morceau de gâteau?
Libellés : Celeri, humour, nourriture
lundi 16 juillet 2007
Coupables jusqu’à preuve du péché
La Géorgie exécutera-t-elle un innocent ? La vraie question c'est bien sur pourquoi continue-t-elle à le faire. Pour bien comprendre, il faut voir « Un coupable idéal », un documentaire sur un jeune noir injustement condamné de l'assassinat d'une femme blanche d'âge mur. Dans ce documentaire, on voit très clairement comment ça marche. Ce n'est pas facile de trouver un coupable alors quand on en a trouvé un, on s'organise pour pas le perdre! Peu importe si c'est pas légal, on le « tabasse délicatement dans les bois », on « omet » de questionner les témoins qui pourraient le disculper, on « oublie » de permettre à l'accusé de faire valoir ses droits, on « perd » ou on ne « trouve pas » les preuves car bien sur on « n'a pas le temps » de les chercher. Bref, tout sauf du travail impartial, digne d'un système de justice qui se respecte. Alors quand on me dit qu'il y a un homme innocent sur la « rangée de la mort », je ne suis nullement surpris. Bien sur tous les malfaiteurs de La Rochelle à Veracruz jureront pour leur innocence mais dans un système tel que celui de nos voisins … peut-on les blâmer? Et d'emblée, doit-on trouver toute personne assise sur la chaine électrique coupable, simplement parce que le système de justice l'affirme? Et de quel droit? Et si on ne peut nier les meurtres peut-on au moins se racheter? Est-il dorénavant impossible de se faire pardonner? Combien de bavures légales cela prend-il avant qu'on ne déclare un homme (ou une femme) innocent(e)? Quel prix humain et combien de larmes doit-on verser avant de voir l'ombre d'un pardon? A-t-on fourni une alternative à ces individus plutôt que de les envoyer à l'abattoir? Un enfant qui perd son père sur la chaise électrique est-il susceptible de faire un meilleur citoyen? Le système de justice étasunien fait-il autre chose que confirmer aux pauvres que l'avenir est aux riches et que tout le reste est coupable ou une entrave à la prospérité? Pourquoi la Géorgie continue-t-elle à exécuter des innocents? Pourquoi Arnold et ses compères préfèrent-ils tuer plutôt que de répondre à ces questions? La chaise c'est comme le gibet ou la potence, ça sent le sang, la violence, ça réveille l'agression primitive en nous. La peine de mort entraîne la mort. Pas le contraire. Et en plus nos voisins ont trouvé le truc pour rendre ça payant. Tout le drame croustillant de la chair à canon bon marché. Et ici, pour une fois, plus on a l'air moche, plus on a de chances de passer à la télé…
Libellés : Celeri, documentaire, Géorgie, justice, peine de mort, potence
Un Québec déchiré
Tout comme mon père, qui craignait de manquer de tout parce qu’il avait vécu la deuxième guerre mondiale proche du front, je crois que les québécois d’aujourd’hui sont marqués par leur histoire et leur conditionnement.
En un premier temps on ne peut pas démentir ce profond tiraillement qui existe entre le socialisme (image de la famille québécoise) et le capitalisme (image de l’individu qui réussit). Non seulement nous sommes fondamentalement méfiants de l’argent (et avec raison) mais nous avons été conditionnés à l’idée que l’état au service du citoyen était un rêve impossible, voire déraisonnable. Nous sommes pris au piège entre un néolibéralisme délirant et un retour en arrière de la collectivité, un refus de l’idée du bien-être collectif. Pas le genre de situation qui donne la paix d’esprit.
D’autre part, les québécois sont perpétuellement transportés par le tsunami des grandes crises. Crise des commandites, crise économique (le déficit ça vous dit quelque chose), crise de la mondialisation, crise identitaire, crise d’urticaire … on ne finit pas une crise qu’on arrive dans une autre. Et le tout va en accélérant. Le Québec se vend, s’exporte, se détériore quotidiennement sous nos yeux pendant qu’on travaille de plus en plus fort pour éviter que ça arrive. Le Québec n’a pas eu une bonne nuit de sommeil depuis longtemps.
Tout comme nos voisins sont tenus en haleine par la peur (phantasme?) du terrorisme, les québécois sont tenus en laisse parce qu’ils ont peur de s’affirmer. Entre les ténors de l’économie qui considèrent avec dérision tout ce qui n’émane pas du veau d’or et les grands manitous qui dénoncent l’état providence comme un mythe, il ne reste pas beaucoup de place pour crécher.
Il reste, en fait, juste assez de place pour un petit pain et des petits achats de misère, une ceinture fléchée et une plume dans l’cul comme dirait Falardeau.
Pas de surprise alors si les québécois dépensent n’importe comment; coincés entre les idéologies et les grands discours, ils consomment comme des poules promises à l’abattoir. Amen.
Libellés : capitalisme, Celeri, Falardeau, néo-libéralisme, Québec, socialisme, Terrorisme
mardi 10 juillet 2007
Moore allume l'air climatisé ...
Hahahaha! Quel vent de fraîcheur! (Pour ceux qui n'ont pas vu son dernier documentaire, Sicko, vous pouvez aller en salle ou encore faire usage d'un peu d'ingéniosité!)
Lors d'une petite visite "live" sur CNN et Moore en a profité pour faire une jolie tirade contre CNN et un certain Dr. Sanjay Gupta (oh, la belle pitoune!). En effet, que faisait CNN pendant que le gouvernement emplissait les ondes de propagande guerrière? Qu'a fait CNN quand les armes de destruction massive se sont avérées être des armes de désinformation massive?
Se sont-ils un jour excusés d’avoir fait circuler des informations erronées? Pourquoi circulent-t-ils encore les communiqués de presse de la Maison Blanche sans les vérifier, quand on sait que l’administration Bush ne fait que mentir, mentir et tordre les faits?
Alors comment, dites-moi comment peut-on leur donner du crédit quand ils disent que Michael Moore déforme la vérité dans ses documentaires? Et comment peut-on donner de la crédibilité au Dr. Sanjay Gupta, dandy et laquais de l’administration Bush, quand lui-même joue avec les faits?
Alors je le répète. Le film Sicko n’est pas seulement une accusation en bloc de l’industrie de la santé aux États-Unis. C’est aussi un puissant appel – comment voulons-nous gérer la santé de la population dans le monde? En laissant le privé décider de tout derrière portes closes ou en utilisant un système de santé universel, géré par le gouvernement? La réponse est pourtant simple mais certains grands joueurs font dans la désinformation. Le privé est-il si efficace? Un marché libre et sans contrôle est-il nécessairement plus efficace qu’un système de santé public soumis à des règles précises? Rien n’est moins sur. Et on comprend aujourd’hui pourquoi tous les médias répètent, à qui veut bien l’entendre, que le Canada ne peut plus se permettre son système de santé. Il y a beaucoup d’argent à faire si on vire au privé.
Si ça vous a plu, j'ai également déniché un petit extrait d'une série faite par Michael Moore il y a de ça quelques années, où il avait effleuré le sujet: The Awful Truth - Funeral at an HMO
Libellés : Celeri, médias, Michael Moore, privatisation, santé
lundi 9 juillet 2007
Vous y croyez, vous?
Vous y croyez, vous, au terrorisme? Moi mon problème c’est que je ne crois plus aux politiciens. C’est par eux qu’on sait qu’Osama était l’auteur du 11 septembre et qu’il se trouvait en Afghanistan, par eux qu’on est entrés comme des voleurs en Iraq. Par eux qu’on a tous cru aux armes de destruction massive. Et c’est bien sur par eux que la marchandise terroriste est vendue.
Suffit d’un George Bush bien peigné pour que la planète tremble. Les terroristes sont parmi nous! Où? On ne peut pas vous le dire …
C’est aussi par eux qu’on mise tout sur le remboursement de la dette, pendant qu’on se paye des sous-marins et une guerre en Afghanistan. Et par eux qu’on a le libre échange qui n’a été surtout prospère que pour un petit nombre. Par eux qu’on doit sauver l’environnement … sans demander d’effort à la grande entreprise (non mais, il faut rester compétitif!). Et bien sur par eux que passent les scandales, pour lesquels ils n’y sont pour rien (il va sans dire).
Ah oui, c’est aussi par eux que nos forêts sont coupées à blanc par l’entreprise privée mais replantées avec l’argent public. C’est ce que j’appelle un véritable partenariat PPP. C’est également par eux qu’on aimerait faire la même chose avec l’éducation et la santé. Pilate s’en laverait les mains!
Alors quand on me demande si je crois au terrorisme, je hausse les épaules. Depuis les sommets économiques Seattle, Québec et de Davos, nos élus font dans leur pantalon; la population de la terre en a marre de se faire monter des bateaux et de se ramasser avec la facture. Le terrorisme tombe donc à point – sous prétexte qu’on a vu rôder le loup dans la clairière, revendiquer et protéger nos droits devient un péché innommable.
Moi je l’ai vu le loup et il m’a juré qu’il n’avait rien à voir avec les scandales et m'a demandé de voter pour lui.
Libellés : Celeri, coupe à blanc, politique, PPP, scandale, sommet économique, Terrorisme